L'Arcep a lancé son site sur l'état de l'Internet fixe en France

Publié initialement à : https://korben.info/arcep-internet-fixe-en-france.html

Il y a quelques jours l’Arcep a mis à disposition du grand public et des professionnels un site (en version bêta, la version finale devrait arriver fin d’année) afin que nous puissions voir l’état de la couverture des réseaux Internet fixes dans l’hexagone : Ma connexion Internet. Parce que pour le réseau mobile ça existe…

Le titre de l’article " L’Arcep a lancé son site sur l’état de l’Internet fixe en France" est accrocheur.
Mais l’état publié ne correspond en rien à la réalité du terrain.
Les données publiées semblent reposer uniquement sur les données théoriques commerciales fournies par les FAI.
On peut ainsi aisément comprendre pourquoi la France ne peut que cumuler retards sur retards pour le déploiement de l’accès haut débit puisque l’ACERP censée faire des recommandations aux différents acteurs (opérateurs, politiques aussi au niveau national que local, …) a une analyse du réseau complètement obsolète et erronée.

A l’heure du Covid, du confinement et du télétravail… comment avoir une mise en place cohérente et surtout fonctionnelle de ce télétravail généralisé ?

La dernière étude de l’OCDE indique que nous sommes classé second pour la couverture lignes fixes sur les 37 pays listés.
Alors, je veux bien que l’ACERP ait « une analyse du réseau complètement obsolète et erronée », mais il semblerai que malgré leur incompétence, on ne s’en sorte pas si mal que ça…

Je pourrais savoir sur quelles sources tu te bases pour affirmer ça?

Tu voulais dire les données techniques fournies par les opérateurs ?

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Source : La FAQ de l’ACERP

D’où proviennent les données ?

Les cartes utilisent les données fournies par les opérateurs chaque trimestre sur le fondement de la décision réglementaire n° 2018-0169 de l’Arcep. Ces données sont déclaratives et peuvent donc être sujettes à des modifications.

Mon débit est inférieur à celui affiché sur la carte, pourquoi ?

Les débits affichés sur la carte sont les débits maximum théoriques communiqués à l’Arcep par les opérateurs. Ces débits peuvent ne pas être atteints en situation réelle, selon l’état du réseau ou sa congestion.

Pour les technologies DSL (ADSL, VDSL2, …), l’Arcep évalue les débits à partir de l’atténuation estimée de chaque ligne. Cette atténuation ne permet pas de fournir avec certitude un débit précis.

Pour les autres technologies filaires (fibre et câble), l’Arcep ne fait pas ce travail de calcul d’atténuation car son impact est très limité sur les débits disponibles.

Pour les technologies non filaires (4G fixe, HD et THD radio, satellite), les débits montant et descendant maximum annoncés par les opérateurs

Mes autres sources :

1°) La comparaison des données théoriques de l’ACEP et concrètes dans mon village (de moins de 100 habitants) :
Officiellement, les abonnés (proches de notre nouveau NRA équipé en fibre obtique) sont éligibles au VDSL2.
Concrètement, malgré les promesses/garanties d’Orange, nous attendons depuis quelques années, nous attendons toujours le passage en VDSL2). Même à moins de 30m (filaires) du NRA, je suis toujours avec des débits de 7,4Mbits/s descendants et 0,8Mbits/s montants.

2°) La presse locale qui relate régulièrement les difficultés de connexions de certains abonnés en périphérie et à proximité immédiate de la ville préfecture de notre département, pour certains désormais (depuis peu) éligibles à la fibre, mais qui restent encore obligés de se connecter en … 56 K !!!

3°) Pour la téléphonie mobile (uniquement), pour mon travail, le seul moyen de communication avec mes responsables reste le téléphone mobile. Parcourant l’ensemble du département, nombreux sont les endroits (routes, villages) où officiellement il y a une couverture SFR et/ou Orange, mais où concrètement, je n’ai soit aucun réseau, soit une qualité trop médiocre pour pouvoir appeler ou être joint (y compris sur l’axe routier principal nord-sud de mon département).

Donc, on est d’accord, étant bien classé second pour la couverture lignes fixes sur les 37 pays listés par l’OCDE, nous sommes loin d’être en retard.

Et l’ACERP utilise des données techniques fournies par les opérateurs (et non pas les données théoriques commerciales), mais aussi celles de 4 autres entités, qui, jusqu’à preuve du contraire sont globalement plus fiables qu’un article d’un journal local d’un village de 100 habitants.

EDIT:
Accessoirement, quand on prétend citer des sources, on le fait dans son intégralité, on ne choisi pas que la partie qui nous donne raison en cachant le reste. Et, on met un lien pour que la dite source puisse être vérifiée.
Parce que là, la FAQ dit justement l’inverse.

D’où proviennent les données ?

Les cartes utilisent les données fournies par les opérateurs chaque trimestre sur le fondement de la décision réglementaire n° 2018-0169 de l’Arcep. Ces données sont déclaratives et peuvent donc être sujettes à des modifications.

Les cartes utilisent également des données prévisionnelles fournies par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Elles s’appuient enfin sur des données provenant de la Base Adresse Nationale, de la Direction Générale des Finances Publiques et de l’Institut national de l’information géographique et forestière.