Une idée pour sauver des espèces

Publié initialement à : https://korben.info/une-idee-pour-sauver-des-especes.html

Je viens de lire un article de 2017 qui m’a interrogé et je suis sûr que ça vous intéressera aussi. Le biologiste Tim Wong, habitant de San Francisco, s’est intéressé à une espèce de papillon bleu, le Battus philenor, qui était répandue autrefois en Californie et qui a presque disparu depuis l’urbanisation galopante démarrée dans…

Je vais poser une question un peu con, mais, le fait d’introduire une espèce dans un écosystème, ça ne risque pas de foutre un joli bordel si c’est mal maîtrisé?

Parce que, quand ça vient d’un biologiste, on peut se dire qu’il a du un peu étudier la question, par contre, pour quelqu’un de non initié, ça serrait bien d’avoir une association qui « encadre » un peu la démarche.

bah l’idée pour moi, c’est de prendre une espèce locale mais menacée… Donc tu introduis pas vraiment mais tu évites l’extinction. Tu maintiens la présence de l’espèce en la renforçant un peu… Après oui si tu introduis un truc qui a l’origine n’était pas dans l’écosystème, c’est une bêtise dans la plupart des cas.

Korben, merci.

Comme le dit Pyros 65, nous pouvons effectivement discuter de la manière de réintroduire des insectes mais le ton positif de cet article est toujours bon à prendre par les temps qui courent.

Pour ma part, toutes les initiatives seront bonnes à prendre sitôt qu’elles questionnent sur l’extinction massive des insectes et comment améliorer (même un peu) les choses.

Je vous invite à lire l’article un peu flippant du gardian à ce sujet.

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Je voulais dire que moi aussi je suis contre l’idée de réintroduction même si ici inoffensive.

Bonjour, je lis le blog de manière assez irrégulière et là je me suis inscrit pour réagir sur ce sujet. J’ai un temps travailler sur le sujet des dérogations à la protection des espèces (tant pour leur destruction — coucou projet d’autoroute) que pour leur introduction ou réintroduction (dans ma région réintroduction de quelques plantes en danger critique d’extinction et de quelques spécimens de lynx). Et c’était juste pour dire que la réintroduction ou l’introduction d’espèce est un sujet particulièrement délicat, très fortement encadré par la réglementation (une procédure de réintroduction prend plusieurs mois avec un dossier épais qui doit être présenté lors d’un passage en commission du Conseil National pour la Protection de la Nature - CNPN et ce n’est pas une partie de plaisir). Simplement parce que là où on introduit un truc, on peut potentiellement bouleverser tout un écosystème… et ça peut être rapidement catastrophique. Il suffit de voir les problèmes avec les introductions accidentelles d’espèces exotiques envahissantes très récentes pour s’en convaincre (pyrale du buis) … Tout ça pour dire qu’il ne faut pas faire n’importe quoi, même un renforcement d’une population existante peu avoir des conséquences néfaste.Du coup, sur les espèces locales et menacées : des associations sérieuses de votre région sont surement sur le coup, rapprochez-vous d’elle. Si vous voulez agir pour protéger votre biodiversité locale. Avant de réintroduire il faut déjà protégé et améliorer, sans jouer les apprentis sorciers.

Premier message… je ne voulais pas paraître chiant, mais notre nature est délicate et les équilibres sont fragiles et complexes. Notre connaissance dans le domaine est très limitée. Il faut éviter les fausses bonnes idées.

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Bonjour à toutes et à tous,
Pour complémenter ce qu’a si bien dit Dorbbs, les intéractions entre espèces peuvent être grandes aussi (ex : l’Azuré du serpolet - très bien décrite dans cet article)
Mais cela ne doit pas rebuter ou empêcher les néophytes à semer des graines endémiques chez eux - voire laisser des parcelles de friche - car à défaut d’introduire des espèces nouvelles ou disparues, cela aura le mérite d’aider celles encore présentes.
La Nature est merveilleusement bien faite, il suffit de lui laisser/restituer sa place.

Bonjour Korben,
Effectivement le monsieur a l’air de savoir ce qu’il fait (il est biologiste… ça aide).
Personnellement, j’aménage (ou pas) mon jardin pour accueillir le plus d’espèces avec des bandes fleuries sauvages, prairie, nichoirs à insectes, mare… Même si j’ai peu d’espèces vulnérables (j’en ai vu), si tout le monde le fait, ça fera des couloirs et des liens écologiques entre les milieux.

Réintroduire ou élever une espèce vulnérable ne sert pas à grand chose si son milieu de vie tend à disparaître. Ce qu’il faut d’abord, c’est recréer les milieux et surtout arrêter de les détruire.
J’aime aussi « jouer » à répertorier les espèces de mon jardin sur des sites comme observations.be (j’imagine qu’il y a un équivalent en France).

Je commente rarement mais comme le sujet m’intéresse particulièrement… merci pour toutes les infos partagées en tous cas.

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On peut commencer par respecter un peu la nature, comme le dit Efel. Arrêter de tondre à ras sa pelouse toutes les semaines. Laisser des zones de jachère et laisser les fleurs pousser dans l’herbe. Garder des vieux tas de branches mortes. Laisser des petits passages dans son grillage pour les hérissons. Accueillir les oiseaux, éventuellement les chauve-souris… Et arrêter de bétonner partout.

C’est ce que font aussi de nombreux aquariophiles. Plein d’espèces de poissons n’existent plus que dans des aquariums.